OST – I’m Bout It
« I’m Bout It », sorti le 13 mai 1997, est une bande originale (OST), du film du même nom « I’m Bout It », composée de 22 titres.
« I’m Bout It » est une pièce essentielle de l’histoire du Southern rap et de l’empire No Limit Records. Sortie en 1997 autour du film réalisé par Master P, cette bande originale représente parfaitement l’explosion du rap sudiste à la fin des années 90, à une époque où le Sud commence enfin à rivaliser avec les scènes Eastcoast et Westcoast.
Contrairement aux productions new-yorkaises boom-bap ou au G-funk californien, « I’m Bout It » développe une esthétique beaucoup plus brute et minimaliste. Les beats sont lourds, les basses massives, les synthés sombres et les rythmiques lentes, créant une ambiance de rue étouffante typique du son No Limit de cette période.
L’OST agit presque comme une compilation géante du roster No Limit Records. On y retrouve Master P, C-Murder, Silkk the Shocker, Mia X, Mystikal et Fiend, tous représentant cette identité sudiste ultra street et indépendante qui bouleverse alors le rap américain.
Le morceau emblématique reste « I’m Bout It, Bout It » de TRU, véritable anthem de rue construit autour d’un refrain hypnotique et d’une énergie agressive devenue la signature de No Limit. Ce titre résume parfaitement l’esprit de l’album : violence, survie, loyauté et hustle permanent.
Musicalement, « I’m Bout It » marque une rupture importante dans le hip-hop américain. Le Southern rap ne cherche plus à imiter l’Eastcoast ou la Westcoast : il impose ses propres codes sonores, son slang, son esthétique et sa vision du business. L’OST reflète cette indépendance totale avec des productions rugueuses et une énergie presque DIY qui deviendra une influence majeure pour tout le rap sudiste des décennies suivantes.
La bande originale possède aussi une authenticité particulière car elle fonctionne comme une extension directe du film et de l’univers No Limit. Tout y respire la rue du Sud profond américain : économie parallèle, esprit de clan, pauvreté et ambition de sortir du ghetto par la musique et le hustle.
Avec le temps, l’OST de « I’m Bout It » est devenue une référence culte du Southern rap. Plus qu’une simple soundtrack, elle représente l’un des symboles les plus importants de l’ascension du Sud dans le hip-hop américain et de l’âge d’or de No Limit Records à la fin des années 90.
- Master P – Intro
- Master P, 8Ball x MJG & UGK – Meal Ticket
- Brotha Lynch Hung – Situation On Dirty
- Mystikal – What Cha Think
- E-40 & B-Legit – Come On
- Master P, Young Bleed & C-Loc – How Ya Do Dat
- Fiend – Don’t Mess Around
- Master P & Steady Mobb’n – If I Could Change
- E-A-Ski – Faces Of Death
- Silkk The Shocker, C-Murder & Mercedes – Down & Dirty
- Mia X – Much Love
- Sons Of Funk – Pushin’ Inside You
- Mr. Serv-On – Before I Die
- Kane & Abel – For Realz
- Skull Duggery – Heat
- Ghetto Twiinz – Murder Murder
- Mr. Jinks – Ride 4U
- Mo B. Dick – That Thing Is On
- C-Loc – Who’s Who
- Prime Suspects – Cops Runnin’ After Ya
- JT The Bigga Figga & The Fast One – Game Tight
- The Gambino Family – Why They Wanna See Me Dead (feat. Mr. Sleep)
Des rues du Bronx aux studios hollywoodiens, le hip-hop s’est imposé comme une composante essentielle du cinéma américain, notamment à travers l’âge d’or des OST rap.
Découvre, de « Colors » à « 8 Mile », l’âge d’or des bandes originales hip hop.







