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Common

Tracks de Common

Né Lonnie Rashid Lynn Jr. le 13 mars 1972 à Chicago, dans l’Illinois, Common grandit dans le quartier de Calumet Heights, sur le South Side. Élevé par sa mère, éducatrice, et influencé par son père, ancien joueur professionnel de basketball, il découvre le hip-hop à l’adolescence. Au lycée, il forme le groupe C.D.R. avec deux amis et commence à se faire remarquer sur la scène locale. Il adopte alors le nom de Common Sense et développe un rap porté par une écriture poétique, introspective et consciente, à contre-courant des tendances gangsta rap qui dominent une partie du paysage américain.

En 1992, il publie son premier album, « Can I Borrow a Dollar? », chez Relativity Records. Principalement produit par No I.D., le disque révèle un jeune MC au flow souple et aux textes imagés. Deux ans plus tard, « Resurrection » confirme son talent et lui apporte une reconnaissance plus large dans le hip-hop underground. L’album contient notamment « I Used to Love H.E.R. », morceau emblématique dans lequel Common personnifie le hip-hop sous les traits d’une femme et retrace son évolution, en dénonçant notamment sa dérive commerciale et la montée de la violence dans les textes.

En 1997, il publie « One Day It’ll All Make Sense », un album plus personnel auquel participent notamment Lauryn Hill, De La Soul et Q-Tip. Après un différend juridique avec un groupe portant déjà le nom Common Sense, il raccourcit son pseudonyme et devient simplement Common. Il se rapproche également de la scène new-yorkaise et du collectif Soulquarians, qui réunit plusieurs artistes et producteurs autour d’une approche musicale mêlant hip-hop, soul et jazz.

En 2000, Common sort « Like Water for Chocolate », un album majeur de sa carrière, porté par les productions de J Dilla, Questlove et d’autres membres des Soulquarians. Le disque, qui contient notamment « The Light », « The 6th Sense » et « Geto Heaven Part Two », lui permet de toucher un public plus large tout en conservant son identité de rappeur conscient. En 2002, il participe à la bande originale du film « Brown Sugar » avec Erykah Badu sur « Love of My Life (An Ode to Hip-Hop) », qui lui vaut son premier Grammy Award en tant qu’auteur.

En 2005, Common publie « Be », largement produit par Kanye West. L’album, salué pour ses sonorités soul et ses textes réfléchis, contient les titres « The Corner », « Go! », « They Say » et « Testify ». Il devient l’un de ses plus grands succès commerciaux et critiques. Common poursuit avec « Finding Forever » en 2007, puis « Universal Mind Control » en 2008, qui explore des sonorités plus électroniques.

Au fil des années, Common élargit sa carrière au cinéma et à la télévision, tout en continuant à publier des albums. Il apparaît notamment dans « American Gangster », « Wanted », « Terminator Salvation » et la série « Hell on Wheels ». En 2014, il incarne le militant des droits civiques James Bevel dans le film « Selma ». Il coécrit avec John Legend la chanson « Glory », qui remporte le Golden Globe et l’Oscar de la meilleure chanson originale en 2015, ainsi que le Grammy Award en 2016.

Rappeur, acteur et militant, Common demeure l’une des figures importantes du conscious hip-hop. Sa discographie, marquée par des collaborations avec No I.D., J Dilla, Kanye West et Pete Rock, témoigne d’une recherche musicale constante et d’un attachement à une écriture engagée. Avec des albums comme « Resurrection », « Like Water for Chocolate » et « Be », il a contribué à faire perdurer une tradition du rap où la poésie, la réflexion sociale et l’expérimentation musicale occupent une place centrale.

Albums de Common