DJ Quik – Quik Is The Name
« Quik Is The Name », sorti le 13 janvier 1991, est un album de DJ Quik composé de 15 titres comprenant des featurings avec AMG, Hi-C et 2nd II None.
L’album « Quik Is the Name » révèle DJ Quik, autre figure majeure issue de Compton, à contre-courant du gangsta rap frontal popularisé par N.W.A. Rappeur et producteur, Quik signe un premier album conçu avec des moyens limités mais qui rencontre un succès immédiat, devenant rapidement l’un des projets les plus rentables de l’époque.
Au-delà de la réussite commerciale, l’album se distingue par une approche plus légère et funk du gangsta rap, portée par des grooves chaleureux et une narration plus détendue, notamment sur « Born and Raised in Compton ». DJ Quik y pose les bases de son style, intégrant des interludes instrumentaux (« Quik’s Groove ») appelés à devenir une signature dans sa discographie.
Très respecté par ses pairs, DJ Quik influence durablement des artistes comme J Dilla ou Questlove, et s’impose comme un beatmaker de l’ombre majeur, comparable à Dr. Dre tout en restant fidèle à des sonorités funk plus organiques. S’il n’atteindra jamais les sommets commerciaux de certains contemporains, « Quik Is the Name » marque le début d’une carrière longue et exemplaire, faisant de DJ Quik l’un des artisans les plus importants et sous-estimés de l’histoire du hip-hop.
- Sweet Black Pussy
- Tonite
- Born and Raised in Compton
- Deep (featuring 2nd II None & AMG)
- Tha Bombudd
- Dedication
- Quik Is the Name
- Loked Out Hood
- 8 Ball
- Quik’s Groove
- Tear It Off (featuring AMG)
- I Got That Feelin’
- Skanless (featuring AMG, Hi-C & 2nd II None)
Le choix du nom DJ Quik, orthographié sans le C, n’est pas anodin. À Compton, retirer la lettre C (associée aux gangs des Crips) est une pratique symbolique courante chez les membres ou proches des gangs des Bloods, afin de marquer une opposition claire entre les deux gangs rivaux. En adoptant l’écriture Quik plutôt que Quick, DJ Quik inscrit ainsi son identité dans le contexte social et territorial très codifié du Los Angeles du début des années 1990. Ce détail, discret mais lourd de sens, rappelle à quel point son parcours artistique est indissociable de la réalité de la rue dont il est issu.









