De son vrai nom Curtis Cross, Black Milk est un rappeur et producteur américain originaire de Detroit, dans le Michigan. Il commence à se faire connaître au début des années 2000 au sein de la scène hip-hop locale, notamment grâce à ses collaborations avec le collectif Slum Village. Influencé par J Dilla, dont il reprend l’approche artisanale du sampling tout en développant sa propre identité sonore, il se distingue rapidement par ses productions soul, ses rythmiques travaillées et son sens de la composition.
En 2006, il publie son premier album solo, « Popular Demand », qui révèle ses qualités de producteur et de MC. Il confirme avec « Tronic » (2008), un projet plus ambitieux qui mêle samples soul, arrangements électroniques et rap technique. Des morceaux comme « Give the Drummer Sum » et « Losing Out » illustrent son évolution musicale et lui permettent de dépasser le cercle de la scène underground de Detroit.
En 2008, il rejoint la XXL Freshman Class, reconnaissance qui accompagne la montée en visibilité de sa carrière. Il poursuit ensuite son parcours avec « Album of the Year » (2010), puis « No Poison No Paradise » (2013), un disque conceptuel qui développe une narration autour des rêves, des choix et des conséquences. Parallèlement à ses albums, il multiplie les collaborations avec des artistes comme Pharoahe Monch, Danny Brown, Elzhi et Sean Price.
Producteur recherché et artiste indépendant, Black Milk continue d’explorer de nouvelles directions avec « If There’s a Hell Below » (2014), « FEVER » (2018) et « Everybody Good? » (2023). Il s’affirme comme l’un des représentants majeurs de la scène hip-hop de Detroit, à la fois héritier de la tradition soul de sa ville et artisan d’un son résolument contemporain.







